Droit de réplique à l’article de m. Xavier Camus

« Des appuis politiques pour La Meute? »

Dans Ricochet, le 9 août 2017

https://ricochet.media/fr/1914/des-appuis-politiques-pour-la-meute-

Le citoyen au cœur du pouvoir politique

Dans cet article, M. Camus se questionne à savoir s’il y a un changement d’orientation du parti Citoyens au Pouvoir (CAP) depuis l’arrivée de certaines personnes dont Bernard Gauthier ou Yvon Simard un des fondateurs en passant. Qu’il se rassure, il n’y a pas de changement de direction mais un accroissement de sa vitesse de croisière. Le parti préconise toujours « la démocratie directe dans une optique progressiste » et l’idée centrale d’une assemblée constituante citoyenne et non partisane est toujours un élément fondamental du parti. Le citoyen doit être au cœur du pouvoir politique.

Un rapprochement nécessaire

Dans son article, M. Camus semble voir comme une dérive ou un changement de cap, le fait que des membres du parti soient en liens avec divers groupes qui s’intéressent à divers enjeux sociaux. Il nomme spécifiquement La Meute et Le mouvement républicain du Québec, qu’il qualifie comme un regroupement citoyen « flirtant avec l’extrême-droite ». En tant que parti, il n’est pas étonnant que Citoyens au Pouvoir (CAP) soit à l’écoute et intéressé par tout mouvement citoyen peu importe leur allégeance. La CAP n’est pas sectaire et n’a pas une logique binaire : les bons d’un côté et les mauvais de l’autre, l’extrême-droite versus l’extrême-gauche.

Afin de faire une synthèse des courants sociaux et des idées qui émergent, la CAP et ses dirigeants se doivent d’établir un dialogue avec tous groupes de citoyens. Cela ne veut pas dire que le parti partage toutes les positions ou opinions qui sont exprimées dans ces groupes, mais il veut tout au moins les connaître et entretenir un dialogue avec tout groupe de citoyens.

Le dialogue implique un échange d’opinions

Dans ce cadre, il n’est pas étonnant que le parti ait reproduit le texte entier de M. Sylvain Brouillette, de La Meute sur le site web du parti Citoyens au pouvoir. Nous ferions de même pour tout texte qui nous semble véhiculer des opinions qui représentent un courant citoyen. Même lorsqu’on ne partage pas toutes les mêmes idées, il est important de tenter de réconcilier les points de vue, et de faire état, lorsque tel est le cas, « que nous partageons plusieurs points de vue, de part et d’autre, pour le mieux vivre-ensemble et la démocratie. » M. Camus devrait faire de même et en permettre l’étude à ses étudiants dans ces cours de philosophie. Cela à l’évidence ne voudrait pas dire qu’il partage toutes les opinions , mais cela montrerait qu’il est ouvert à discussion comme nous le sommes. La CAP est ouvert à la discussion et à l’échange d’opinions. Stigmatiser un groupe quelconque et l’empêcher de s’exprimer c’est favoriser sa fermeture et favoriser encore plus le radicalisme et l’extrémisme… La CAP croit au dialogue et veut favoriser l’expression des citoyens. Redonnez la parole et le pouvoir aux citoyens c’est le fondement du parti.

Un parti ouvert à tout citoyens

Le parti invite d’ailleurs tout citoyen à le joindre et à travailler à un nouveau pouvoir progressiste. Des sites web ont été ouverts dans les 125 circonscriptions du Québec afin d’avoir l’opinion des citoyens dans chacune des régions du Québec. Des groupes de travail sont à l’œuvre et toute personne de bonne foi et intéressée peuvent s’y joindre. Il importe aussi de mentionner que cette appartenance au parti ne restreint aucunement le droit de chaque citoyen de faire partie de tout autre organisme. Le fait d’être membre du Cap est un ajout et non une restriction. C’est ainsi que les membres de citoyens au pouvoir peuvent s’affilier à tout autre mouvement en autant qu’ils continuent à promouvoir les idées fondamentales du parti. Nous le répétons les groupes de travail de la CAP sont ouverts à tous selon leurs intérêts et leurs compétences, même à M. Camus.

Un Populisme citoyen plutôt qu’identitaire

Dans son article M. Camus écrit , en liens avec les discussions que nous avons avec certains groupes, que «  Leur ciment apparaît être un mépris unanime de l’establishment, en ce qu’il nous imposerait l’arrivée de migrants(es) perçus comme une menace à l’identité nationale. » Il n’est pas étonnant que la CAP fasse une distinction entre les citoyens et ceux qui ne le sont pas. Il n’est pas étonnant non plus compte tenu du nom du parti que le parti veuille s’appuyer sur le peuple puisqu’il veut justement lui redonner le pouvoir dans toutes les sphères de la société. Si c’est de faire du populisme que de vouloir redonner au peuple un pouvoir de décider…Nous faisons la promotion de ce populisme, mais d’un populisme ouvert, progressiste qui ne relègue pas la question des inégalités économiques à l’arrière-plan et qui n’exclut aucun citoyen de quelqu’origine qu’il soit.

La lutte anti-système est une lutte multi-facettes, elle est aussi une lutte contre les inégalités économiques qui s’agrandissent de jour en jour aux détriments de l’ensemble de la population..

Quant à la question des migrants, il revient aussi à la population de décider qui elle veut et à quelles conditions elle veut bien les recevoir. L’establisment dans ce cas ,comme dans d’autres, décident en secret de ce qu’ils veulent et ne demandent jamais ou presque l’avis de la population qui, elle, doit subir leurs diktats. C’est cela que Citoyens au pouvoir dénonce. Vous voyez, il n’y a pas de changement de cap!

Yvon Simard directeur Citoyens au pouvoir du Québec.