Notre système politique et médiatique actuel (médias sociaux inclus) tend à agglutiner les électeurs autour de visions politiques semblables et divise ce qui serait autrement un peuple.

La démocratie, elle, doit inclure en son sein et permettre la délibération entre des points de vue et des idéologies différentes.

Vivre en démocratie nécessite de pouvoir tolérer, respecter et même s’intéresser aux idées divergentes dans le but de s’unir en un peuple qui délibère ensemble sur des mesures que tous pourront accepter.

Elle nécessite de mettre de côté son ego, ce petit dictateur en chacun de nous, et de discuter de manière respectueuse avec ses concitoyens.

En ce sens, nous sommes encore bien loin de nous qualifier de démocratie. Notre division nous affaiblissant au profit d’une classe politique qui exploite et exacerbe ces divisions.

C’est pourquoi les médias, incapables qu’ils sont de penser en dehors de ce paradigme, feront tout pour nous étiqueter à gauche, à droite, souverainistes ou fédéralistes, pour ou contre l’immigration etc.

La réalité est toute autre dans une démocratie directe, et heureusement les citoyens du Québec, lorsqu’on se donne la peine de leur parler, comprennent bien cela. Il n’y a plus que les médias pour croire et nous faire croire que nous sommes tous seuls à comprendre le bon sens.

Lutter contre pour la démocratie,  donc contre les privilèges d’une classe de personnes qui se croient investies du devoir de gouverner une plèbe incapable de participer directement à la chose politique n’est pas une tâche aisée car ce sont eux qui possèdent les tribunes. Mais la réalité est que nous sommes beaucoup plus nombreux et que, le jour où nous cesserons de nous diviser comme ils le souhaitent, nous pourrons nous gouverner facilement sans eux.

Nous n’avons qu’à construire cette culture de délibération pour mettre en marche une intelligence collective bien supérieure aux prétentions des petits chefs qui nous dirigent.

 

Citoyen au Pouvoir du Québec.