Les sans-papiers font la loi

Patrice-Hans Perrier

Écrivain et journaliste québécois

 

La Ville de Montréal, avec la complicité du gouvernement québécois, met en branle une politique d’accueil des migrants qui risque de menacer la sécurité publique et de déclencher un véritable exode de sa population autochtone. Des milliers de migrants prennent d’assaut la métropole québécoise et le stade olympique a dû être réquisitionné afin de loger temporairement une partie de cette déferlante. D’autres sites temporaires sont mis en place et plusieurs observateurs s’entendent pour dire que de véritables zones de non-droit pourraient résulter de la mise en place de camps pour migrants illégaux en attente d’une régularisation de leur situation.

 

Comme à l’accoutumée, la population locale n’est pas informée à propos de tout ce mouvement de troupes et sera mise devant les faits accomplis une fois que cette situation d’exception deviendra la norme. Les Forces armées canadiennes ont mobilisé des moyens considérables afin de dresser à Saint-Bernard-de-Lacolle, au sud de Montréal, un immense camp temporaire destiné à héberger la horde de demandeurs d’un statut de réfugié qui déferle en provenance des Caraïbes. Ce campement de fortune a été conçu pour loger autour de 500 demandeurs d’asile et il est à craindre que le site prenne de l’expansion au vu des circonstances. Manifestement, les plus hautes autorités ont autorisé des milliers de migrants illégaux à pénétrer au cœur du territoire québécois, alors qu’il aurait fallu les expulser manu-militari sans autre forme de procès.

 

Bon enfant, le maire de Saint-Bernard-de-Lacolle, Robert Duteau, ne se formalise pas outre mesure de tout ce branle-bas de combat sur le territoire de la petite municipalité. Le principal intéressé a, manifestement, reçu des consignes en provenance des plus hautes autorités. Le peuple québécois, pris en otage par la caste au pouvoir à Ottawa, n’a pas un mot à dire et le tsunami des migrants ne risque pas de se calmer dans un contexte où l’administration Trump a pris la décision d’abolir le « statut de protection temporaire » qui avait été accordé à 60 000 Haïtiens ayant fui leur pays à la suite du tremblement de terre de 2010. Pourquoi ces individus ne retournent-ils pas dans leur pays d’origine ? Le Québec, à l’heure où son gouvernement opère des coupes à blanc au niveau des budgets dévolus à la santé et à la protection sociale, n’a pas les moyens de faire face à la musique.

 

Tout ce mouvement de troupes résulte, manifestement, de la volonté de Denis Coderre de faire de la métropole québécoise une « ville sanctuaire pour les migrants ». En effet, le Maire de Montréal s’arroge le droit d’ouvrir un canal privilégié afin de permettre à de puissantes organisations mondialistes de faire converger des milliers de migrants au cœur de la métropole d’un Québec qui est littéralement violé, en toute impunité.

 

Chemin faisant, Montréal devient le Cheval de Troie qui permettra à toutes les Open Society – société écran créée par George Soros – de ce monde de venir phagocyter les prérogatives régaliennes de la cité : aide alimentaire, espaces de vie, sécurité, éducation, logistique, subventions et tout le reste. À moyen terme, il n’y aura plus aucun francophone (de souche) à Montréal, ce qui permettra de faire de l’ancienne métropole du Québec une ville franche au service de l’oligarchie mondialiste et de procéder, de facto, à la partition de cette Nouvelle-France qui résistait toujours au rouleau compresseur de l’Empire.