Sujet sensible s’il en est un, instrumentalisé par les médias et les partis politiques pour diviser et polariser la population, Nous blamons les intérêts électoralistes des partis politiques de laisser se détériorer le débat sur l’immigration. Parce que, objectivement, les québécois semblent pour la plupart pour un accueil à la hauteur de notre capacité d’intégration (selon qu’on augmente ou pas cette capacité), pour un apport positif de cette nouvelle démographie à notre économie et des nouveaux citoyens qui fonctionnent bien dans leur société d’accueil.

Il semble être une coïncidence un peu trop flagrante que les partis ayant une base électorale comportant beaucoup d’immigrants se contentent d’un certain laxisme de peur de s’aliéner leurs électeurs. À l’inverse, les partis opposés voyant en l’immigrant un électeur hostile, prennent une position inutilement hostile envers les nouveaux arrivants afin de nourrir une peur démesurée et de récolter les fruits de cette peur.

Combien d’autres débats se tiennent au Québec où les alternatives sont chacune à un extrême du spectre sans jamais envisager de compromis raisonnables? Parce que l’opposition entre les intérêts électoralistes est totalement improductif pour notre société. Quand vient le temps de faire sortir le vote, le système électoral contraint les partis à faire appel aux passions et à la démagogie plutôt qu’à la raison. Et nous, en tant qu’électeurs, nous montrons trop souvent complices de réagir à ces manipulations. Il faut l’admettre, Socrate ne serait pas fier de nous.

Alors voilà que les médias, peu intéressés à transmettre aux québécois notre message sur la démocratie participative et l’Assemblé Constituante, jouent sur les mêmes leviers et ne parlent que d’immigration et d’autres sujets sensationnalistes, par pure paresse intellectuelle.

Parce que c’est plus facile d’appuyer sur ces boutons pour que le « lecteur pressé » vende son clic à un publicitaire. Félicitations pour votre travail honnête, heureusement que certains reporters ont fait exception et se sont montrés dignes du 4e pouvoir qui leur est conféré.